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Author: Aurelio

Que faites-vous ? (2)

Que faites-vous ? (2)

“La seule façon de sortir d’ici, c’est de pousser une des portes.”

“L’une d’elles ouvre sur le château au centre du labyrinthe. Quant à l’autre, elle ouvre sur…”

“Po-po-po-pom !”

“… la mort certaine.”

Labyrinthe, 1986.

Dans le premier article, je me suis interrogé sur les choix possibles en partie. Pour moi, c’est le propre du jeu de rôle : faire des choix. Tous les joueurs en font, y compris le meneur de jeu, des choix en partie, mais aussi hors partie, qui influencent la partie.

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Le jeu de carreaux

Le jeu de carreaux

Le jeu de carreaux est à la fois un jeu de cartes et un jeu divinatoire. Il aurait été inventé par Agravain l’Enscellé, un enchanteur exilé dans le chapelet de Sangue.

Le jeu. Un jeu de carreaux se compose de 36 cartes qu’on appelle carreaux. Il y a 12 figures, 12 arcades et 12 heures. Les figures représentent des personnages, les arcades des lieux et les heures des évènements.

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Où nous mène le meneur ?

Où nous mène le meneur ?

C’est en écoutant Olivier, Manuel, Romaric et Vivien parler du meneur de jeu que j’ai compris un truc. Vous me connaissez, je ne suis pas un mec qui théorise, je brasse davantage des évidences. Ce que je vais vous dire n’est pas tout neuf, mais je vais essayer de le mettre au clair.

Au commencement.  Quand j’ai commencé à jouer au jeu de rôle, au début des années 80, c’était encore un jeu de plateau avec des règles plutôt carrées. Le meneur de jeu était là pour dessiner les plans du donjon, truffer ça de monstres, de pièges, d’énigmes et de trésor. Une fois ça terminé, il n’avait qu’à nous raconter ce que nos persos voyaient. À nous d’agir en conséquence.

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Que faites-vous ? (1)

Que faites-vous ? (1)

“Que faites-vous ?” Cette phrase, c’est celle qui résume le mieux ce que font les rôlistes. On joue au jeu de rôle sur table, mais pas que. La plupart d’entre nous sont aussi fans de cinéma, de séries, de bédés, de romans, de jeux vidéos, de Livres dont vous êtes le héros, de fan art, de jeux de société, de soirées enquêtes, de GN… La liste est longue et notre univers est vaste.

Le truc qui différencie le jeu de rôle de tout le reste, c’est qu’on est vraiment libre de tout faire. On a le choix, mais quel(s) choix ? C’est souvent ce que je me demande. Alors, le mieux dans ces cas-là, c’est de coucher ses idées sur le papier, ou l’écran en l’occurrence, et de faire le tri.

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Œil de corbeau

Œil de corbeau

Y a deux choses que je déteste quand je me fais tuer. Un, ça fait mal et, deux, ça fout du sang partout. En plus, j’ai horreur d’avoir les poils pleins de sang.

Ça s’est passé comment cette fois ? Ah oui, des gars sont entrés à L’Aube promise et ont commencé à flinguer tout le monde. Ils pouvaient pas choisir une autre imagerie, non ? C’est là où tous les patrouilleurs viennent prendre un verre après le travail. La moitié d’entre nous était encore en uniforme.

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Le racisme en jeu

Le racisme en jeu

Le racisme en jeu fait partie, comme le sexe, des sujets adultes. Comprenez que c’est un sujet que vous pouvez traiter dans une partie quand tous les joueurs ont suffisamment de détachement avec leur personnage pour se poser des questions sur la société dans laquelle ils évoluent.

Le racisme reste, en effet, un excellent moteur d’intrigues et de fausses pistes en tout genre. Il constitue aussi une excellente motivation pour un PNJ ou en toile de fond d’une intrigue politique. Ça fait partie de ces défauts qui donnent de l’épaisseur à un univers.

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L’enquête pour les débutants

L’enquête pour les débutants

À Encoche, il est plus facile d’enquêter quand on est patrouilleur : les gens vous reconnaissent à votre uniforme ou à votre insigne. Mais cela peut être aussi un handicap. Quand on enquête sur la pègre ou sur des personnes suspectes, mieux vaut ne pas se montrer tout de suite en uniforme ni s’annoncer comme patrouilleur.

Que vous soyez ou non patrouilleur, voilà les quelques règles de base à avoir en tête.

Identifier quelqu’un. On peut identifier quelqu’un de plusieurs façons. Quand on croise une personne, on peut la reconnaître. C’est une action automatique en réminiscence. Si on ne connaît pas la personne, on peut tout de même lire sa signature, ce qui permet de la reconnaître plus tard ou d’identifier ses actions ou ses sorts.

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Lectures

Lectures

Il y a plusieurs points communs entre les romans L’Alliage de la justice (Brandon Sanderson, The Alloy of Law, 2011) et Magie Brute (Larry Correia, Hard Magic, 2011). Les deux romans sont plutôt intéressants. L’intrigue se tient, le rythme aussi, mais j’ai des réserves, ou plutôt une.

L’Alliage de la justice se passe dans un monde imaginaire, Scadrial. Magie Brute se passe sur une Terre alternative dans les années 1930. Dans les deux univers, la magie existe et certains humains bénéficient d’un type de pouvoir particulier et d’un seul : télékinésie, télépathie et toute la panoplie classique. On leur donne d’autres noms pour faire couleur locale. Dans L’Alliage de la justice, on parle de “lance-pièces” pour ceux qui sont doués de télékinésie. Dans Magie Brute, on parle de “bougeurs”.

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L’Aube promise

L’Aube promise

L’Aube promise est une imagerie à l’angle de la rue Morgue et de la place aux Corbeaux. À deux pas de l’hôtel de ville, elle est devenue le repaire des patrouilleurs. Ils descendent y prendre un verre après le service et discuter entre collègues. On y parle boulot et calice. La nourriture est honnête et la bière se laisse boire.

L’endroit est tenu par Ysengrin des Octaves, un vieux loup et un ancien patrouilleur. Il en a connu des histoires, il n’y a qu’à voir ses cicatrices. Il a même perdu un œil, le gauche, mais cette histoire, n’attends pas qu’il te la raconte. Ysengrin n’est pas un vantard, il n’aime pas beaucoup parler, et encore moins de lui.

C’est tout le contraire de ses deux corbeaux, Hutin et Mutin. Ces deux ivrognes sont ici chez eux et ils passent leur temps à insulter les clients. S’ils s’en prennent à toi, ne les écoute pas ou rie avec les autres. C’est le mieux à faire. Tu peux aussi leur offrir une pinte de bière : ils ne te soûleront plus. Dans tous les cas, évite de les agresser, ou c’est toi qui va te ridiculiser.