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Category: réflexions

Mise au point

Mise au point

J’ai besoin de faire le point de temps en temps. Tous les rôlistes ont leurs propres concepts, qui évoluent avec le temps. Je vais te donner les miens, ce sera plus facile pour comprendre ce que je dis. Pour me situer, dis-toi que je préfère le jeu de rôle tradi, mais que j’aime bien faire des expériences ludiques, du jeu indé, histoire de pas tomber dans la routine, donc tradi mais pas tant que ça.

Je fais l’effort de te tutoyer et d’employer des termes simples. Je suis littéraire, on m’a appris tout le contraire dans mes études, mais je trouve ça inutile. Si c’est pour être uniquement compris par les littéraires, je vois pas l’intérêt.

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L’exemple des trois gardes

L’exemple des trois gardes

C’est un petit jeu que j’aime bien, et que je fais circuler.

Imagine que t’es dans un univers medfan. Face à toi, t’as trois gardes. Prends 30 secondes pour les imaginer. Tu dois pouvoir me les décrire.

C’est bon, tu vois à quoi y ressemblent ?

Maintenant, je vais te poser trois questions.

Combien sont des hommes ?

Combien sont des blancs ?

Combien sont valides ?

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Que faites-vous ? (2)

Que faites-vous ? (2)

“La seule façon de sortir d’ici, c’est de pousser une des portes.”

“L’une d’elles ouvre sur le château au centre du labyrinthe. Quant à l’autre, elle ouvre sur…”

“Po-po-po-pom !”

“… la mort certaine.”

Labyrinthe, 1986.

Dans le premier article, je me suis interrogé sur les choix possibles en partie. Pour moi, c’est le propre du jeu de rôle : faire des choix. Tous les joueurs en font, y compris le meneur de jeu, des choix en partie, mais aussi hors partie, qui influencent la partie.

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Où nous mène le meneur ?

Où nous mène le meneur ?

C’est en écoutant Olivier, Manuel, Romaric et Vivien parler du meneur de jeu que j’ai compris un truc. Vous me connaissez, je ne suis pas un mec qui théorise, je brasse davantage des évidences. Ce que je vais vous dire n’est pas tout neuf, mais je vais essayer de le mettre au clair.

Au commencement.  Quand j’ai commencé à jouer au jeu de rôle, au début des années 80, c’était encore un jeu de plateau avec des règles plutôt carrées. Le meneur de jeu était là pour dessiner les plans du donjon, truffer ça de monstres, de pièges, d’énigmes et de trésor. Une fois ça terminé, il n’avait qu’à nous raconter ce que nos persos voyaient. À nous d’agir en conséquence.

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Que faites-vous ? (1)

Que faites-vous ? (1)

“Que faites-vous ?” Cette phrase, c’est celle qui résume le mieux ce que font les rôlistes. On joue au jeu de rôle sur table, mais pas que. La plupart d’entre nous sont aussi fans de cinéma, de séries, de bédés, de romans, de jeux vidéos, de Livres dont vous êtes le héros, de fan art, de jeux de société, de soirées enquêtes, de GN… La liste est longue et notre univers est vaste.

Le truc qui différencie le jeu de rôle de tout le reste, c’est qu’on est vraiment libre de tout faire. On a le choix, mais quel(s) choix ? C’est souvent ce que je me demande. Alors, le mieux dans ces cas-là, c’est de coucher ses idées sur le papier, ou l’écran en l’occurrence, et de faire le tri.

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Le racisme en jeu

Le racisme en jeu

Le racisme en jeu fait partie, comme le sexe, des sujets adultes. Comprenez que c’est un sujet que vous pouvez traiter dans une partie quand tous les joueurs ont suffisamment de détachement avec leur personnage pour se poser des questions sur la société dans laquelle ils évoluent.

Le racisme reste, en effet, un excellent moteur d’intrigues et de fausses pistes en tout genre. Il constitue aussi une excellente motivation pour un PNJ ou en toile de fond d’une intrigue politique. Ça fait partie de ces défauts qui donnent de l’épaisseur à un univers.

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Les alignements

Les alignements

Dungeons & Dragons fait partie de mes univers de prédilection. Sans doute parce que j’y ai joué longtemps. Sans doute parce que Sigil ou Planescape n’ont fait rêvé. Sans doute parce que ces univers ont énormément influencé mon travail sur Terres Suspendues.

Je ne vous ai jamais dit que Terres Suspendues était à l’origine un setting pour Dungeons & Dragons, une campagne que j’ai fait jouer il y a longtemps ?

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Pourquoi tant de haine ?

Pourquoi tant de haine ?

Dans la plupart des parties de jeux de rôle, c’est la même chose : vos personnages se comportent comme une bande de meurtriers. Ils massacrent allégrement tout ce qui leur tombe sous la main, harpies, trolls, gobelins, brigands et villageois. C’est normal, me direz-vous. Si le tiers des règles est consacré au combat, c’est bien pour qu’on s’en serve en jeu. Et puis, qu’est-ce que ça défoule !

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Arcanepunk

Arcanepunk

Arcanepunk. Voilà un moment que je voyais le mot revenir pour désigner un monde imaginaire où la magie et la technologie ne font qu’un.

Il n’y a pas que Terres Suspendues qui soit arcanepunk. Le genre est devenu très à la mode ces dernières années. C’est une deux grandes tendances de la fantasy avec le gritty, une fantasy complètement à l’opposé, qui se veut réaliste, sans elfes et sans magie.

Définition. Le mot arcanepunk désigne un monde imaginaire où la magie et la technologie ne font qu’un. Il peut aussi bien s’appliquer à un genre qu’à un design.

La magie et la science sont suffisamment avancées pour que la plupart des gens y aient accès. Tout le monde n’est pas scientifique ou magicien, mais la plupart des gens savent utiliser un objet technologie ou un objet magique. Les connaissances scientifiques sont comparables à celles de la fin du 19e siècle ou plus avancées. Le genre est souvent rétro, que ce soit par des emprunts au médiéval-fantastique ou au steampunk.

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