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Category: inspis

Le pouvoir du blanc

Le pouvoir du blanc

À Encoche, comme dans l’Empire, le blanc est d’abord la couleur du deuil.

Autrefois, avant l’arrivée des ogres et avant qu’on apprenne à ressusciter les morts, on enveloppait les morts dans un linge blanc. Aujourd’hui encore, la famille d’un mort et ses proches portent le blanc.

Le blanc est aussi la couleur des fantômes retenus prisonniers sur le monde matériel.

Il est enfin la couleur des veneurs de la Maison Fauve. Ces exécuteurs d’élite sont des messagers de mort, et on les identifie facilement à côté du seigneur ou du maître marchand qu’ils servent.

Pourtant le blanc est aussi associé au luxe depuis que la compagnie Opale a le monopole sur le tissu blanc, dans l’Empire et à Encoche. Tous ceux qui fabriquent ou vendent du linge ou des vêtements blancs sont donc obligés de s’affilier à Opale.

Porter une chemise blanc opalin est donc une manière d’afficher son rang. Ceux qui n’ont pas les moyens préféreront une chemise blanc cassé ou blanc crème.

Lord Darcy

Lord Darcy

J’ai toujours une certaine appréhension à relire les livres que j’adorais ado. Quand on relit un livre 20 ans après, on est souvent déçu. L’ado que j’étais était moins difficile et avait beaucoup moins de recul.

Voilà pourquoi j’ai hésité avant d’acheter et de relire l’intégrale de Lord Darcy (Mnémos, 2016). J’ai lu Tous des magiciens ! de Randall Garrett en 98 à l’occasion de sa traduction en français, et j’avais vraiment aimé, pas le style, ni la psychologie des personnages, mais un univers bien huilé et des intrigues qui tiennent la route. J’avais aimé au point d’acheter l’intégrale en anglais, qui regroupe le roman et huit nouvelles.

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Lectures

Lectures

Il y a plusieurs points communs entre les romans L’Alliage de la justice (Brandon Sanderson, The Alloy of Law, 2011) et Magie Brute (Larry Correia, Hard Magic, 2011). Les deux romans sont plutôt intéressants. L’intrigue se tient, le rythme aussi, mais j’ai des réserves, ou plutôt une.

L’Alliage de la justice se passe dans un monde imaginaire, Scadrial. Magie Brute se passe sur une Terre alternative dans les années 1930. Dans les deux univers, la magie existe et certains humains bénéficient d’un type de pouvoir particulier et d’un seul : télékinésie, télépathie et toute la panoplie classique. On leur donne d’autres noms pour faire couleur locale. Dans L’Alliage de la justice, on parle de “lance-pièces” pour ceux qui sont doués de télékinésie. Dans Magie Brute, on parle de “bougeurs”.

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Frey, T.1

Frey, T.1

C’est un livre que j’ai découvert en traînant dans les rayons de la Fnac : Frey de Chris Wooding. J’ai eu un peu appréhension en voyant que le livre faisait plus de 500 pages et que c’était un premier tome. Je n’aime pas les gros livres et les histoires qui n’en finissent pas. Je me suis inquiété pour rien. L’histoire se finit à la fin du premier tome.

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Liberator

Liberator

Voilà. Je viens de recevoir ce flingue aujourd’hui. C’est le Liberator, une véritable mitraillette de poing. Un bijou, une pure merveilleuse. Bon, je sais, vous allez dire que ce n’est pas un vrai, mais au diable !

Pour ceux qui sont fans, ce flingue steampunk fait partie de la Col. J. Fizziwigs Blaster & Disruptor Collection, des répliques de Nemesis Now (ce qui explique les deux N sur la crosse).

Azur

Azur

C’est un album que j’ai découvert aujourd’hui : Azur de Philippe Ogaki, qui est à la fois au scénario et au dessin. Bon, pour ne rien vous cacher le dessin est un peu léger, les couleurs crachent un peu et le scénar est un peu convenu, mais j’aime bien. Des terres qui flottent suspendues, des barges pour naviguer entre elles, des flingues et des bêtes qui vont sur deux pattes… Tout ce que j’aime bien ! Il y a même un empire tout puissant et des machines. Il ne manque qu’un soupçon de magie pour que j’accroche complètement.

Une bibliothèque restreinte

Une bibliothèque restreinte

Si je fais le tour des livres que j’aime, j’arrive à 10-12. Mais faisons plutôt le tour.

Jhereg (Steven Brust, Jhereg, 1983) est excellent et arcanepunk à souhait. L’auteur assume totalement le côté magique et le côté urbain. Une excellente inspi pour Terres Suspendues. Hélas, autant le premier tome est agréable, autant les suivants manquent sérieusement d’intérêt. L’auteur a rompu avec sa femme, et il s’épanche longuement là-dessus. Heureusement, l’intrigue se suffit à elle-même. Vous n’aurez pas à vous forcer à lire les suivants.

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Plasma

Plasma

C’est par hasard que j’ai découvert Plasma (Walter Jon Williams, Metropolitan, 1995). Disons-le tout de suite : il y a mieux comme roman. Vous pouvez vous économiser la lecture de ces quatre cents pages.

Pour moi, il y a deux catégories d’auteurs en fantasy : les faiseurs d’univers et les faiseurs d’histoires. Williams appartient à la première catégorie. Je vous épargne donc le résumé de l’intrigue et la psychologie des personnages : il n’y a pas grand-chose à en dire.

Passons donc à l’univers. Le roman est urbain et arcanepunk, deux ingrédients qui m’intéressent. Nous sommes à Jaspeer, une ville qui ressemble à n’importe quelle grande ville américaine aujourd’hui. Seulement voilà, cette ville fonctionne à la magie, ou plutôt au plasma, c’est le nom qu’on lui donne. Ce plasma est une énergie géomantique produit par la configuration des bâtiments. Il sert à beaucoup de choses : éliminer la fatigue, se soigner, rajeunir, lancer des boules de feu, se projeter astralement, modifier génétiquement les espèces, se téléporter et dessiner des pubs dans le ciel. J’en passe sûrement au passage. Si j’ai bien compris, la plupart des appareils fonctionnent à la fois au plasma et grâce à un moteur à hydrogène.

Tout le monde peut se servir du plasma, mais il est étroitement surveillé par une organisation gouvernemental, l’Office du Plasma. Il faut être riche et puissant pour y avoir accès en quantité et pour se former à son utilisation.

L’idée est bonne, mais on reste un peu sur sa faim. La ville est assez peu décrite. On parle de racisme : l’héroïne est barzakie, comprenez afro ou latino. On parle aussi de mafia, de complots et de guerres, mais il n’y a rien de très passionnant.

La Guerre du Plasma (Walter Jon Williams, City on Fire, 1997) est la suite de Plasma. Je salue au passage l’inventivité des éditeurs qui ne peuvent pas s’empêcher de changer constamment les titre des livres.

L’auteur change de ville pour nous plonger au cœur de Caraqui, une espèce de Venise américanisée. On passe de quatre cents à six cents pages, mais toujours rien de très passionnant. Il y a encore de la mafia, des complots et des guerres, on rajoute des mutants, un ordre mystique et une prophétie concernant l’Élue. Ça fait toujours bien une prophétie, ça permet à l’intrigue de décoller un petit peu. Sauf que là, ça s’arrête là. Il y a aussi un grand méchant, mais c’est plus un méchant qu’un grand méchant. On sent que l’auteur avait une suite à raconter, il y a plein de questions en suspens, mais non, bon, il n’y a pas de suite.

On apprend quelques petits choses sur le plasma, qu’on peut créer de la matière à partir de rien, qu’il y a des façons subtiles de se servir du plasma, mais vous pouvez vous épargner ces six cents pages. Dommage, l’idée était bonne. On repassera.

Torchlight

Torchlight

Torchlight est un hack’n’slash. Ce n’est pas le genre de jeu vidéo qui me plaît le plus, mais l’univers m’a séduit. Pourquoi ? Parce que c’est arcanepunk évidemment.

Une capture d’écran parle mieux qu’un long discours. Au centre, mon perso, un alchimiste. Traduisez un magicien, mais avec des lunettes de soudeur, un grimoire attaché par une chaîne à la ceinture et un éventail de potions dans leurs tubes à essai. À la main gauche, il porte un gantelet magique et un flingue magique. À la main droite, une baguette, magique aussi.

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